Les enjeux contemporains : diagnostic des crises contemporaines
«Nous vivons une crise de civilisation, une crise de société, une crise de la démocratie où s’est introduite une crise économique dont les effets aggravent les crises de civilisation, de société, La crise de l’éducation dépend des autres crises qui elles-mêmes dépendent aussi de la crise de l’éducation.»
Edgar Morin, Apprendre à vivre – Manifeste pour changer l’éducation, Acte Sud Playbac, 2014
Les sociétés du monde entier sont confrontée à trois défis majeurs : les crises écologique, socio-économique et démocratique, trois crises interconnectées et révélant des problématiques profondes dans notre rapport à la nature, au travail et à la démocratie.
La croissance à l'infini entre en collision avec les limites de la biosphère. Notre anthropocentrisme entre en collision avec la nécessité de penser l'humanité comme appartenant à la nature. En réalité, l'écologie nous oblige à reconfigurer tous nos cadres de pensée. Elle nous oblige à réformer nos sociétés, nos modes de production, de consommation, nos systèmes éducatifs.
L’écologie devrait primer dans toutes les politiques publiques, dont celle qui concerne l'éducation. Entre autre pour les raisons suivantes :
Tout d’abord, nous assistons à la "crise de la sensibilité" avancée par le philosophe Baptiste Morizot, due selon lui à un éloignement de la nature caractérisé par "un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre et tisser à l'égard du vivant". Cet appauvrissement engendre un désintérêt croissant, qui fait sortir le vivant du "champ de l'attention collective et politique". Or notre planète est habitable grâce à l'ensemble des êtres vivants qui l'occupe : animaux, plantes, bactéries et champignons.
Ensuite, compte-tenu du besoin de domination propre à l'espèce humaine. Cette théorie est avancée par Murray Bookchin, grand penseur de l'écologie. Il fait un parallèle entre les rapports de pouvoir qu'il observe au sein de nos sociétés et celui que l'homme entretient avec la nature. Selon lui, c'est le rapport de domination et la notion de hiérarchie qui structurent nos sociétés : entre les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux, etc. Sa thèse est donc très simple: pour changer notre rapport à la nature, il faut changer les rapports sociaux. Et pour cela, il nous faut nous affranchir de la hiérarchie et des rapports de domination. Cela passe par l'émancipation qui permettrait l'avènement de ce qu'il nomme une "société écologique".
Si l'école doit prendre sa part , cela passera par une attention exigeante à la qualité des relations entre les acteurs de l'école, élèves comme adultes. Qualité qui ne sera ni le résultat d'une leçon quotidienne de morale, ni celui de diverses mises en situations de type « enseignement de l'empathie », nous croyons davantage dans des choix pédagogiques et didactiques qui permettront aux élèves de faire l'expérience d'un nouveau rapport aux autres et à leur milieu.
Les problèmes que rencontre la société concernant le travail, tiennent en grande partie à la suprématie de l'idéologie néolibérale. On reproche légitimement à ce système le fait que le partage de la richesse qu'il génère n'est pas organisé en fonction des besoins de tous les êtres humains. Sans doute en partie parce que ce partage est organisé non plus par les États mais par les multinationales, les grandes firmes qui obéissent à des critères de rentabilité sous la surveillance étroite des marchés financiers. Avec en conséquence des exigences de rentabilité qui imposent des suppressions massives d'emplois dans quasiment tous les secteurs.
Ce type d'économie menace gravement une activité humaine indissociable selon nous de notre émancipation. En tuant l'emploi, cette économie tue aussi le travail. Or si l'on peut imaginer pouvoir vivre sans emploi, il est pour nous impensable de vivre sans travail. Pour bien comprendre notre propos il est indispensable en préalable de dissocier ces deux termes - travail et emploi.
Notre parti pris est donc que le travail est l'activité créatrice qui libère parce qu'elle nous ouvre sur le monde et qu'elle provoque en nous ce sentiment d'une élévation de puissance. Le travail est indissociable d'un bien matériel ou intellectuel. Il est matérialisable. Première condition à ses vertus libératrices.
Deuxième condition : l'effort que fournira le travailleur pour accomplir son œuvre doit être indépendant de gratifications externes. Autrement dit le désir d'occuper un emploi qui répond à notre besoin de sécurité matérielle et psychologique n'assouvit pas de manière mécanique notre désir de travail qui répond à notre désir de s'élever en puissance. Étant entendu que celui-ci n'est pas tenu de s'exercer exclusivement dans le cadre d'un emploi, s'ouvre alors une diversité de modalités d'application qui multiplie d'autant notre capacité à relever ce défi socio-économique.
Dans cette perspective, révéler la puissance créative en chaque individu, lui faire faire l'expérience de son élévation, lui offrir les outils pour cultiver ce désir, est selon nous la meilleure contribution que l'école puisse apporter à la société.
Parallèlement, l’isolement social s’intensifie, notamment chez les jeunes. La désintégration des structures traditionnelles de socialisation (famille, associations, syndicats) et la montée des interactions numériques superficielles contribuent à une rupture du lien entre l’individu et la société. Les jeunes, en quête de repères, se construisent dans des espaces virtuels marqués par la comparaison et la performance, ce qui accentue leur anxiété et leur sentiment d’exclusion.
Ce sentiment est nourri par une perte de sens face aux institutions, un manque de reconnaissance et l’absence de perspectives. Les conséquences sont lourdes : troubles psychologiques, repli sur soi, radicalisation et désengagement civique. Une jeunesse qui ne se sent pas intégrée au tissu social est moins susceptible de contribuer à la vie démocratique, mettant en péril la pérennité du système.
La démocratie est, également, confrontée à la tendance des citoyens à déléguer leurs choix à d'autres, ce qui affaiblit leur rôle actif dans la vie démocratique. Cette attitude, issue en partie de la culture ouvrière, est renforcée par des mécanismes de contrôle social et une vision paternaliste des classes populaires, souvent perçues comme inaptes à exercer pleinement leur citoyenneté.
Les écoles de formation que représentaient les syndicats ouvriers, les partis politiques, toutes les associations d'éducation populaire ont permis à nombre d'individus issus de milieu populaire d'occuper des fonctions importantes dans les assemblées démocratiques de notre république. Pourquoi? Sans doute y développaient-ils une forme d'intelligence qui s'avère essentielle pour acquérir une aptitude à agir, évoluer dans des réalités complexes et assumer des responsabilités politiques.
A en croire Edgar Morin, les attributs nécessaires à l'exercice de la politique sont ceux que développe la pensée complexe, à savoir : globalisation, reliance et conjugaison des antagonismes.
L’école peut contribuer à combler à développer cette pensée complexe si elle envisage le travail scolaire comme une activité créative, authentique et donc complexe qui nécessite, pour être menée à son terme, de posséder et manier des connaissances particulières. Et c'est d'ailleurs ce qu'on lui demande :
« //Dans les pays et économies les plus performants en résolution de problèmes, les élèves ne se contentent pas d'apprendre les matières du programme obligatoire; ils apprennent également à transformer les problèmes de la vie réelle en autant de possibilités d'apprentissage - en se montrant inventifs dans la recherche de solutions et en menant desblés à partir de situations ne relevant pas de contextes scolaires. Les résultats de l'évaluation PISA des compétences en résolution de problèmes montrent que les enseignants et les établissements d'enseignement peuvent encourager la capacité des élèves à affronter - et à résoudre - le type de problèmes qui se présentent presque tous les jours au XXIe siècle.// »
Nous sommes donc à la confluence des crises qui menacent notre société et à sa prise de conscience quasi généralisée. Elle assoit la conviction de la nécessité d'une métamorphose de la structure globale de nos sociétés. L'éducation en général et l'école en particulier ont une responsabilité quant à la capacité de nos sociétés à se réformer. Sans prétendre qu'elles peuvent à elles seules sauver notre planète, pérenniser notre démocratie et rétablir la justice sociale, nous pouvons affirmer que sans elles tout effort sera vain. Aussi peut-on inscrire la mue de l'école que nous appelons de nos vœux dans celle plus globale de la société.
La société du Buen Vivir Origine et définition du Buen Vivir
Edgar Morin, Apprendre à vivre – Manifeste pour changer l’éducation, Acte Sud Playbac, 2014
Les sociétés du monde entier sont confrontée à trois défis majeurs : les crises écologique, socio-économique et démocratique, trois crises interconnectées et révélant des problématiques profondes dans notre rapport à la nature, au travail et à la démocratie.
1. La crise écologique
Depuis maintenant plus de 30 ans, les rapports du GIEC ne cessent d'alerter sur l'état de notre planète. La prise de conscience par le grand public, dont nous faisons partie, ne cesse de s'amplifier. Nous savons dorénavant qu'il s'agit,bien sûr de la crise du climat, mais également celle de la pollution, de la biodiversité et de l’épuisement des ressources naturelles. Et voici le constat actuel :- En 2025, la température moyenne mondiale suit une trajectoire ascendante préoccupante qui dépasse les seuils critiques fixés par les Accords de Paris entraînant des bouleversements majeurs : vagues de chaleur extrême, intensité des précipitations, sévérité des sécheresses, incendies incontrôlables, fonte accélérée des glaciers et montée du niveau des mers, etc.
- Les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent de croître, portées par une dépendance persistante aux énergies fossiles.
- La disparition accélérée des espèces vivantes menace les équilibres écologiques. En France, près d’un cinquième des espèces évaluées sont menacées ou éteintes. Les oiseaux des campagnes, les chauves-souris et les insectes pollinisateurs déclinent à un rythme alarmant, victimes de l’agriculture intensive, de la pollution et du changement climatique. Ce déclin compromet la régénération des sols, la pollinisation des cultures et la résilience des écosystèmes.
- A l’échelle mondiale, Le 24 juillet 2025, l'humanité aura consommé, depuis le 1er janvier, la totalité des ressources que la Terre peut générer en une année. Ce mode de vie à crédit écologique repose sur la surexploitation des forêts, des océans, de l’eau douce et des minerais. Il creuse les inégalités, fragilise les économies et expose les sociétés à des pénuries futures.
La croissance à l'infini entre en collision avec les limites de la biosphère. Notre anthropocentrisme entre en collision avec la nécessité de penser l'humanité comme appartenant à la nature. En réalité, l'écologie nous oblige à reconfigurer tous nos cadres de pensée. Elle nous oblige à réformer nos sociétés, nos modes de production, de consommation, nos systèmes éducatifs.
L’écologie devrait primer dans toutes les politiques publiques, dont celle qui concerne l'éducation. Entre autre pour les raisons suivantes :
Tout d’abord, nous assistons à la "crise de la sensibilité" avancée par le philosophe Baptiste Morizot, due selon lui à un éloignement de la nature caractérisé par "un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre et tisser à l'égard du vivant". Cet appauvrissement engendre un désintérêt croissant, qui fait sortir le vivant du "champ de l'attention collective et politique". Or notre planète est habitable grâce à l'ensemble des êtres vivants qui l'occupe : animaux, plantes, bactéries et champignons.
Ensuite, compte-tenu du besoin de domination propre à l'espèce humaine. Cette théorie est avancée par Murray Bookchin, grand penseur de l'écologie. Il fait un parallèle entre les rapports de pouvoir qu'il observe au sein de nos sociétés et celui que l'homme entretient avec la nature. Selon lui, c'est le rapport de domination et la notion de hiérarchie qui structurent nos sociétés : entre les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux, etc. Sa thèse est donc très simple: pour changer notre rapport à la nature, il faut changer les rapports sociaux. Et pour cela, il nous faut nous affranchir de la hiérarchie et des rapports de domination. Cela passe par l'émancipation qui permettrait l'avènement de ce qu'il nomme une "société écologique".
Si l'école doit prendre sa part , cela passera par une attention exigeante à la qualité des relations entre les acteurs de l'école, élèves comme adultes. Qualité qui ne sera ni le résultat d'une leçon quotidienne de morale, ni celui de diverses mises en situations de type « enseignement de l'empathie », nous croyons davantage dans des choix pédagogiques et didactiques qui permettront aux élèves de faire l'expérience d'un nouveau rapport aux autres et à leur milieu.
2. Défi socio-économique
Contrairement à la menace écologique, l'impact de la situation socio-économique est perceptible sur l'école. D'un côté, le fossé se creuse entre la culture scolaire et la culture familiale des élèves dont les parents sont privés d'emplois depuis plusieurs décennies. D'un autre côté, une pression s'exerce sur les élèves dont les parents confient à l'école l'unique mission de les mettre en "bonne" position sur le marché du travail. Le défi lié à l'emploi, notre société y est confrontée depuis plus de cinquante ans. Il a pour effet majeur la perte de dignité humaine provoquée par l'insuffisance de pouvoir d'achat et de reconnaissance sociale. Au nombre de personnes qui souffrent du manque de travail, il faut ajouter celui des personnes qui souffrent du trop ou du mal-travail : burn-out, hyper stress, suicides. Affirmer que notre société est en péril aussi à cause de cette réalité n'est pas exagéré.Les problèmes que rencontre la société concernant le travail, tiennent en grande partie à la suprématie de l'idéologie néolibérale. On reproche légitimement à ce système le fait que le partage de la richesse qu'il génère n'est pas organisé en fonction des besoins de tous les êtres humains. Sans doute en partie parce que ce partage est organisé non plus par les États mais par les multinationales, les grandes firmes qui obéissent à des critères de rentabilité sous la surveillance étroite des marchés financiers. Avec en conséquence des exigences de rentabilité qui imposent des suppressions massives d'emplois dans quasiment tous les secteurs.
Ce type d'économie menace gravement une activité humaine indissociable selon nous de notre émancipation. En tuant l'emploi, cette économie tue aussi le travail. Or si l'on peut imaginer pouvoir vivre sans emploi, il est pour nous impensable de vivre sans travail. Pour bien comprendre notre propos il est indispensable en préalable de dissocier ces deux termes - travail et emploi.
Notre parti pris est donc que le travail est l'activité créatrice qui libère parce qu'elle nous ouvre sur le monde et qu'elle provoque en nous ce sentiment d'une élévation de puissance. Le travail est indissociable d'un bien matériel ou intellectuel. Il est matérialisable. Première condition à ses vertus libératrices.
Deuxième condition : l'effort que fournira le travailleur pour accomplir son œuvre doit être indépendant de gratifications externes. Autrement dit le désir d'occuper un emploi qui répond à notre besoin de sécurité matérielle et psychologique n'assouvit pas de manière mécanique notre désir de travail qui répond à notre désir de s'élever en puissance. Étant entendu que celui-ci n'est pas tenu de s'exercer exclusivement dans le cadre d'un emploi, s'ouvre alors une diversité de modalités d'application qui multiplie d'autant notre capacité à relever ce défi socio-économique.
Dans cette perspective, révéler la puissance créative en chaque individu, lui faire faire l'expérience de son élévation, lui offrir les outils pour cultiver ce désir, est selon nous la meilleure contribution que l'école puisse apporter à la société.
3. Défi démocratique
La démocratie contemporaine est fragilisée par une défiance croissante envers les représentants élus et les institutions. Ce désenchantement s’explique en partie par la mondialisation et la financiarisation de l’économie, qui réduisent les marges de manœuvre des gouvernants et rendent visibles leur impuissance. Ce discrédit s’étend à l’ensemble des institutions, y compris l’école, perçue par certains comme un lieu d’humiliation plutôt que d’émancipation. Cette humiliation vécue ou observée, à l’école et ailleurs, souvent inconsciente mais aux effets durables engendre des comportements de repli, de violence ou d’inhibition, et peut nourrir une culture de l’honneur incompatible avec la démocratie.Parallèlement, l’isolement social s’intensifie, notamment chez les jeunes. La désintégration des structures traditionnelles de socialisation (famille, associations, syndicats) et la montée des interactions numériques superficielles contribuent à une rupture du lien entre l’individu et la société. Les jeunes, en quête de repères, se construisent dans des espaces virtuels marqués par la comparaison et la performance, ce qui accentue leur anxiété et leur sentiment d’exclusion.
Ce sentiment est nourri par une perte de sens face aux institutions, un manque de reconnaissance et l’absence de perspectives. Les conséquences sont lourdes : troubles psychologiques, repli sur soi, radicalisation et désengagement civique. Une jeunesse qui ne se sent pas intégrée au tissu social est moins susceptible de contribuer à la vie démocratique, mettant en péril la pérennité du système.
La démocratie est, également, confrontée à la tendance des citoyens à déléguer leurs choix à d'autres, ce qui affaiblit leur rôle actif dans la vie démocratique. Cette attitude, issue en partie de la culture ouvrière, est renforcée par des mécanismes de contrôle social et une vision paternaliste des classes populaires, souvent perçues comme inaptes à exercer pleinement leur citoyenneté.
Les écoles de formation que représentaient les syndicats ouvriers, les partis politiques, toutes les associations d'éducation populaire ont permis à nombre d'individus issus de milieu populaire d'occuper des fonctions importantes dans les assemblées démocratiques de notre république. Pourquoi? Sans doute y développaient-ils une forme d'intelligence qui s'avère essentielle pour acquérir une aptitude à agir, évoluer dans des réalités complexes et assumer des responsabilités politiques.
A en croire Edgar Morin, les attributs nécessaires à l'exercice de la politique sont ceux que développe la pensée complexe, à savoir : globalisation, reliance et conjugaison des antagonismes.
L’école peut contribuer à combler à développer cette pensée complexe si elle envisage le travail scolaire comme une activité créative, authentique et donc complexe qui nécessite, pour être menée à son terme, de posséder et manier des connaissances particulières. Et c'est d'ailleurs ce qu'on lui demande :
« //Dans les pays et économies les plus performants en résolution de problèmes, les élèves ne se contentent pas d'apprendre les matières du programme obligatoire; ils apprennent également à transformer les problèmes de la vie réelle en autant de possibilités d'apprentissage - en se montrant inventifs dans la recherche de solutions et en menant desblés à partir de situations ne relevant pas de contextes scolaires. Les résultats de l'évaluation PISA des compétences en résolution de problèmes montrent que les enseignants et les établissements d'enseignement peuvent encourager la capacité des élèves à affronter - et à résoudre - le type de problèmes qui se présentent presque tous les jours au XXIe siècle.// »
Nous sommes donc à la confluence des crises qui menacent notre société et à sa prise de conscience quasi généralisée. Elle assoit la conviction de la nécessité d'une métamorphose de la structure globale de nos sociétés. L'éducation en général et l'école en particulier ont une responsabilité quant à la capacité de nos sociétés à se réformer. Sans prétendre qu'elles peuvent à elles seules sauver notre planète, pérenniser notre démocratie et rétablir la justice sociale, nous pouvons affirmer que sans elles tout effort sera vain. Aussi peut-on inscrire la mue de l'école que nous appelons de nos vœux dans celle plus globale de la société.
La société du Buen Vivir Origine et définition du Buen Vivir